vendredi 30 mars 2007

L'Ephèbe reste chez lui

L'exposition du Louvre consacrée à Praxitèle vient de s'ouvrir sur fond de polémique entre la France et la Grèce. "L'Ephèbe de Marathon" sur lequel le musée parisien avait d'abord axé sa communication, ne viendra finalement pas à Paris. Dans son communiqué de presse du 6 février 2007, la direction du Louvre se dit stupéfaite "de [cette] annonce plus que tardive". Bonjour l'ambiance ! De son côté, Athènes refuse le prêt au motif que l'Ephèbe ferait partie d'une liste d'oeuvres interdites de sortie du territoire grec. Or, on n'imagine mal que cette question n'ait jamais été abordée pendant les deux ans de la préparation de l'exposition. Dans ce cafouillage, chacun se renvoit la balle et il est légitime de s'interroger sur les motifs réels de cette décision.

Doit-on par exemple y voir un rapport avec les 5 fragments du Parthénon que possède le Louvre ? Mystère. En tout cas, la Grèce s'est dotée d'une Commission pour le retour des frises du Parthénon et réclame avec insistance les marbres que possède le British Museum. Un petit fragment de la frise que possédait l'Université de Heidelberg en Allemagne a déjà été restitué. L'ouverture du nouveau musée de l'Acropole est prévue fin 2007.

Mais revenons à Praxitèle: il fut le premier sculpteur grec à représenter un nu féminin en créant le type de l'Aphrodite de Cnide au IVème siècle av-JC. Sachez cependant que cette exposition n'a rien de monographique, l'oeuvre de Praxitèle n'étant connue que par les textes anciens et des copies d'époque romaine. Les spécialistes peinent encore à reconnaître la main du maître dans les rares originaux grecs parvenus jusqu'à nous.

Pour en savoir plus:
http://mini-site.louvre.fr/praxitele/

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